Comment Choisir ses éperons d'équitation

Comment bien choisir ses Éperons d'équitation ?

Arthur Hellegouarch Guide d'achat Leave a Comment

Lorsque vous souhaitez faire l’achat d’une paire d’éperons, quelques questions surviennent : Quel type d’éperons dois-je acheter ? Comment vraiment s’en servir et pour quoi faire ?

Pour savoir ou aller, il faut généralement savoir d’où l’on vient. L’usage de l’Eperon remonte à une période très ancienne. Sa mise au point est attribuée aux Chinois. Les Grecs et les Romains ne le portaient qu’à un seul pied en général. Le moyen-âge voit l’invention de l’éperon à molettes. Au XIV° siècle, l’éperon est le symbole de la chevalerie. De nos jours, le port de l’éperon est une pratique valorisante : première étape des prémices de l’équitation supérieure. Le mauvais usage fera dire à François Baucher (écuyer, maître de dressage français du XIX siècle) : « L’éperon, ce rasoir dans les mains d’un singe ».

Quelles sont les bonnes questions à se poser ?
  • Quel est mon niveau d’équitation ?
  • Quel tempérament a mon cheval ?
  • Quel discipline ai-je l’habitude de pratiquer ?

Les éperons sont un outil extrêmement efficace ou dangereux si vous ne savez pas vous en servir, ou si le type d’éperons que vous avez choisi ne correspond pas à votre besoin. Ils permettent de renforcer l’action de la jambe quand cela est nécessaire et ne doivent en aucun cas venir au contact du flanc du cheval que sur une action volontaire du cavalier. L’éperon se règle en fonction de la position de la jambe. Plus le talon du cavalier descend bas (en dessous des flancs du cheval), plus les éperons doivent être longs, afin de ne pas obliger le cavalier à remonter le talon quand il veut s’en servir. En dressage, où la jambe est très descendue, il faut des éperons plus longs qu’en concours hippique ou en complet, où l’on chausse court. Les éperons peuvent être choisis avec protection en cuir, avec du silicon ou nues. Le rôle des protections est de mieux accrocher la botte pour éviter de glisser et descendre en bas du talon. Elle peut aussi servir à limiter l’usure que provoque l’éperon sur la botte.

Quelles précautions prendre en utilisant des éperons ?

Comme toute aide artificielle, les éperons, utilisés avec dureté, peuvent blesser le cheval. Beaucoup de jeunes cavaliers s’interrogent sur l’utilité des éperons, qui leur semblent parfois sévères. Bien employés, les éperons permettent au cavalier averti d’agir avec précision et sans aucune brutalité. Correctement réglés, et si leur longueur est adaptée à la position des jambes du cavalier, ils agissent par simple pression. Leur fonction première est une action plus précise que celle du mollet ou du talon car il agit en un seul point avec beaucoup de finesse et non sur toute une zone. Bien entendu, mal employés, les éperons sont des armes dangereuses. Il ne faut pas chausser d’éperons avant d’être capable de contrôler la fixité de ses jambes et de doser leur action. Les éperons ne doivent jamais servir à la punition. Les actions brutales ne font qu’inciter le cheval à entrer en défense et, peu à peu, l’endurcissent.

Quelles sont les formes d’éperons courantes ?
  • Toucher : contact bref et léger avec le flanc du cheval
  • Pincer : appui plus marqué et plus insistant, qui s’exerce de l’arrière vers l’avant, avec léger pincement de la peau. Le pincer est un rappel à l’ordre qui intervient lorsque le cheval oublie de répondre à l’action des jambes ou au toucher
  • Piquer : la pointe du pied du cavalier se tournant vers l’extérieur, l’éperon se place perpendiculairement au flanc du cheval et vient le piquer. Cette action, bien que répertoriée dans les manuels, ne devrait pratiquement jamais être utilisée.
Comment bien utiliser ses éperons ?
  • Le bout rond (aussi appelé Boule) : éperon court dont la tige se termine par une boule. Ce type d’éperon est plus adapté pour les cavaliers qui commencent à monter avec des éperons, mais aussi avec un cheval jeune ou sensible. Si votre jambe n’est pas parfaitement fixe et que vous souhaitez apprendre à utiliser des éperons, optez pour ce modèle.
  • Le marteau: éperon à très longue tige dont le bout est évasé pour augmenter la surface de contact avec le flanc du cheval. S’il est employé en équitation de saut d’obstacles, il exige une fixité sans faille de la jambe, notamment pendant le saut.
  • La grosse molette lisse: Ce type d’éperon est particulièrement adapté au saut d’obstacles et au cross pour les chevaux chauds et sensibles.
  • Le Droit ou Prince de Galles: éperon de 20 ou 35 mm. La tige est légèrement inclinée vers le bas et son bout possède des formes variées selon l’effet plus ou moins « attaquant »recherché. Cette forme d’éperons est réservée aux cavaliers confirmés ayant une jambe fixe.
  • Le Schultheis ou molette crantée: éperon à longue tige et à molette dentée dont les pointes des dents sont rondes pour un meilleur dosage de l’action.

Après avoir passé en revue les différents critères essentiels à votre besoin, vous êtes maintenant en mesure d’affiner votre choix quand au(x) type(s) d’éperons que vous souhaitez vous procurer. Toujours à la recherche de parfaire votre équitation, vous saurez prendre la décision qui convient à votre/vos monture(s) et à votre envie de performance.

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